Hydrantman est engagé à Maîtriser le feu pour protéger la forêt et préserver l'eau dans l'Himalaya et au Népal en particulier.
Sur les traces d’une Princesse de l’Himalaya

Chaque année, on estime que 12 millions d’hectares de terres arables disparaissent, principalement sur les continents africain et asiatique. Contrairement aux idées reçues, la désertification ne correspond pas à l’avancée du désert mais à une véritable dégradation des terres. Tout commence par l’altération de la végétation. Les racines disparaissent, les sols sont de moins moins aérés, deviennent moins poreux. L’eau de pluie, plutôt que de s’infiltrer, ruisselle sur un sol compact. Une modification du régime hydrique et des échanges avec l’atmosphère s’opère peu à peu. Le sol ne bénéficie plus de la protection de la couverture végétale et subi l’action mécanique des précipitations et du vent, venant accentuer l’érosion.

Ce processus de dégradation des terres est provoqué par les variations climatiques mais principalement par les activités humaines. Des pratiques inadaptées et néfastes comme le surpâturage, le déboisement, les technique agricoles déraisonnées (monoculture), les cultures inadaptées au milieu, l’extension urbaine, sont autant de sources de pression exercées sur les ressources naturelles renouvelables. Celles-ci, surexploitées, sont alors en incapacité de se régénérer.

Véritable cercle vicieux, cette destruction progressive du sol s’accompagne d’une baisse de sa fertilité. La désertification engendre régulièrement des conséquences dramatiques pour les populations. L’appauvrissement des terres et le manque d’eau entraine une diminution de la production agricole. Or, la majorité des populations vivant sous le seuil de pauvreté dans le monde survit grâce à l’agriculture, qu’il s’agisse de cultures vivrières ou destinées au commerce. Populations vulnérables à la variabilité climatique et à celle des prix agricoles, leur marge d’adaptation est plus qu’étroite. Face à la pauvreté, à l’insécurité alimentaire et au manque de ressources en eau, les tensions sociales s’exacerbent. La migration devient parfois la dernière solution envisageable.

Le sujet de la désertification est souvent étudié via l’angle « sol ». Pourtant, le cycle de l’eau tient un rôle prépondérant dans le processus de désertification. Sa prise en compte est essentielle pour aboutir à des solutions durables. La végétation d’un territoire entretient les échanges hydriques entre ciel et terre à travers l’évapotranspiration des végétaux, processus essentiel pour que la pluie tombe localement. Les racines de ces arbres vont de leur côté maintenir le sol et permettre à l’eau de pluie de s’infiltrer pour être stockée.

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Protection de l’eau douce et potable dans des régions du monde en pénurie et pour commencer au Népal.