• Pour conserver l'eau, la mise en place d'un cercle vertueux est apparue indispensable.

    Maitriser le feu pour protéger la forêt et conserver l'eau

    Extrait du rapport Hydrantman Project de juillet et octobre 2015

    par Jean Garrigues

    "Dans le cadre d'une aide pérenne au Népal suite aux séismes dont a été victime le pays, il est apparu que la question de la fourniture d’eau potable dans les villages était cruciale.

     

    L'économie népalaise, basée sur le tourisme, va se retrouver en berne, hors il faut reconstruire le pays et l'aider a le faire.

    Cette aide devrait se rapprocher le plus possible du fonctionnement des relations d'échanges économiques locaux. Parrainer des jeunes gens pour leur études est indispensable mais dans le cadre de cette aide il faudrait respecter un équilibre avec les secteurs d’activité économique par crainte de se trouver dans quelques années avec un trop plein de jeunes gens formés a des métiers sans débouché. L'actualité de ces dernières années a montré le drame d' une jeune société bien formée mais sans débouchés.

     

    Il faut donc former des bâtisseurs pour reconstruire! Quitte a donner une chance a certain d'entre eux après quelques années, d'acquérir une nouvelle formation et/ou de faire des études.

     

    Dans le cadre de la production d'eau potable il faut bien situer le problème des villages très nombreux qui bien entendu n'ont pas l'eau courante et doivent organiser, pour les touristes trekkeurs, un transport à dos d'homme de paquets de bouteilles et de bonbonnes avec des dénivelés de plus de 1000 m. Les népalais ne boivent que rarement cette eau trop chère pour eux. Leur situation est complètement différente des villes ou une eau de mauvaise qualité d'hygiène est distribuée en réseau et où l'eau en bouteille et en bonbonnes est transportée par camion et distribuée dans de petites échoppes, faisant vivre toute un petit commerce et un petit peuple de négociants.

    Compte tenu du cataclysme et de l'effet des saisons, l'eau disponible dans les villages restera impropre à la consommation pendant de nombreuses années. Dans un premier temps la solution d'une distribution de tablettes chimiques pour assainir l'eau a été choisie mais nécessite un personnel formé pour contrôler la bonne utilisation de cette chimie et puis a moyen terme ce n'est pas forcément très sain pour les organismes humains.

     

    La seule manière rationnelle de produire de l'eau potable est de la filtrer en la faisant passer dans trois filtres successifs, un filtre a gravier et a sable, un filtre a charbon actif et un filtre a membrane osmotique (Osmose inverse).

    Des systèmes existent mais ils sont fait pour des camps de réfugiés et nécessitent soit un pompage manuel soit mécanique. Il faut aussi du personnel formé pour le faire fonctionner. Enfin il est trop couteux actuellement pour des . démunis puis qu'il faut compter près de 700€ pour le matériel et presque autant pour l'acheminement et l'installation.

     

    J'ai mis au point un système pérenne avec des matériaux et du matériel trouvés sur place et utilisant la gravité pour obtenir les 3bars de pression pour traverser la membrane finale de l'osmoseur.

     

    Le coût de l'installation pourrait être divisée par 4. L'idée est donc, avec tout ce qui précède, de former des jeunes gens à un nouveau métier de fontainier, avec une formation de base en hydrobiologie et une formation de plomberie plastique. Ces jeunes créeraient ainsi leur petite entreprise pour conseiller, concevoir, installer et entretenir ces systèmes simples. Ils pourraient aussi savoir distribuer des tablettes assainissantes mais aussi, plus tard, aider les villages a reconstruire une adduction d'eau pérenne. Enfin placer , réaliser et entretenir plus tard des installations plus sophistiquées. Leur formation et leur travail s'inscriraient dans une économie locale et solidaire.

    Nous pourrions assurer la formation et la rendre duplicable. Nous pouvons aussi "amorcer la pompe" de cette économie. Un double parrainage peut être mis en place: Parrainage des premières formations de "Fontainiers et Parrainage d'unités de filtration "

     

    Avant de lancer une formation, il faut en premier lieu faire un état des lieux en matière hydrologique et de santé pour être capable de concevoir des unités de fourniture d’eau potable en adéquation avec les lieux et la situation sanitaire. Ce type d’approche pourra être aussi enseignée aux candidats « Fontainier ».

     

    En effet les configurations sont multiples, comme partout il y a des sources, des puits, des puits artésiens, des nappes phréatiques, des ruisseaux des rivières, des lacs et des fleuves et pour terminer un certain nombre de villages avaient des citernes et des adductions d’eau par capture de source notamment.

     

    L’existant est quasi détruit mais nombre de villages et d’associations qui leur viennent à l’aide, cherchent à réparer et a remettre en route dans l’urgence ces installations. Ce travail est indispensable et bienvenu et vient conforter d’une part le caractère indispensable d’une pérennisation du remplacement et du suivi de ces installations par des professionnels du cru et d’autre par la nécessité que le concept soit duplicable."

    la priorité suivante s'impose donc :

    Réunir des ressources financières et pluridisciplinaires par la création d'une association puis d'une Fondation, pour commencer à bâtir ce cercle vertueux

    Maitriser le feu pour protéger la forêt et conserver l'eau

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